Fleurs mâles et femelles du noisetier : comment les distinguer ?
Les fleurs de noisetiers sont des chatons mâles et des fleurs femelles discrètes.
- Chatons mâles jaune orangé pendent en grappes de 6 à 10 cm.
- Fleurs femelles minuscules avec stigmates rouges visibles à maturité.
- Floraison de janvier à mars avant l’apparition des feuilles.
- Protandrie : les chatons libèrent leur pollen avant les femelles.
- Pollen essentiel source hivernale pour les abeilles sortant de la ruche.
Période de floraison du noisetier : quand et comment ça se passe ?
- Période : de janvier à mars
- Avant l’apparition des feuilles : la floraison a lieu sur un arbuste encore nu
- Fleurs mâles précèdent les femelles : les chatons s’ouvrent en premier
- Stratégie pour éviter l’auto-fécondation : le décalage réduit les risques de pollen stérile
Le noisetier (Corylus avellana) est l’un des tout premiers arbustes à fleurir dans nos campagnes, à l’image du sansevieria qui fleurit aussi en intérieur. Sa floraison hivernale débute dès janvier et se poursuit jusqu’en mars, selon les régions et les conditions météorologiques. Cette période précoce est rendue possible par le fait que les fleurs apparaissent avant les feuilles, ce qui permet au pollen d’être dispersé librement par le vent, sans obstacle végétal, à l’image des fleurs blanches du printemps qui éclosent souvent avant le feuillage.
Après la floraison, les noisetiers produisent leurs fruits, les noisettes, qui arrivent à maturité à l’automne. Pour les jardiniers qui cultivent aussi des orchidées, il est intéressant de noter que l’entretien après floraison diffère selon les espèces, comme le montre le guide pour entretenir une orchidée après la floraison.
Ce phénomène n’est pas anodin : en fleurissant en plein hiver, le noisetier profite d’une fenêtre où la compétition pour les pollinisateurs est quasi inexistante. Les fleurs mâles (chatons) libèrent leur pollen avant que les fleurs femelles ne soient réceptives. Ce décalage, appelé protandrie, est une stratégie évolutive qui limite l’auto-fécondation et favorise la diversité génétique. Le noisetier existe depuis environ -70 millions d’années, et cette adaptation lui a permis de survivre et de coloniser des altitudes allant jusqu’à 1.700 mètres en France.
Description et distinction des fleurs mâles et femelles
Description des fleurs mâles (chatons)
- Longs chatons jaune orangé : ils s’allongent et deviennent bien visibles dès la fin de l’hiver.
- Apparaissent en premier sur le rameau : les organes mâles se développent avant les fleurs femelles.
- Mesurent plusieurs centimètres : chaque chaton peut atteindre 6 à 10 cm de long.
Ces chatons sont des inflorescences pendantes qui libèrent des nuages de pollen dès les premiers redoux, tout comme les plantes vertes à fleurs rouges apportent une touche colorée en intérieur, à l’image des fleurs d’eucalyptus en déco qui apportent une touche naturelle et graphique. En les observant de près, on remarque qu’ils sont composés de centaines de petites fleurs mâles serrées les unes contre les autres. Leur couleur jaune orangé les rend très visibles sur les rameaux encore nus du noisetier, une espèce qui peut mesurer de 2 à 8 mètres de hauteur, une teinte qui rappelle les fleurs jaunes à planter au printemps. Cette floraison précoce, de janvier à mars, constitue une source de pollen essentielle pour les abeilles qui sortent de la ruche, tout comme la plantation des rosiers buissons se fait idéalement en hiver, à l’image des rocailles fleuries qui animent le jardin dès les premiers redoux, à l’image des légumes tolérants à l’ombre qui s’adaptent aux zones peu ensoleillées.
Description des fleurs femelles
- Petites fleurs verdâtres discrètes : elles passent souvent inaperçues au premier regard.
- Situées à l’extrémité des bourgeons : on les trouve au sommet des rameaux, juste sous l’écorce.
- Stigmates rouges visibles à maturité : ces fines structures écarlates captent le pollen porté par le vent.
À la différence des chatons mâles, les fleurs femelles du noisetier sont extrêmement discrètes. Elles ressemblent à de minuscules bourgeons d’où émergent seulement deux petits stigmates rouges lorsque la fleur est réceptive. Ces stigmates, qui mesurent à peine 2 à 3 mm, sont les seuls signes visibles de la présence de l’organe femelle. Le décalage de floraison entre les fleurs mâles et femelles – les premières s’ouvrant plusieurs jours avant les secondes – limite naturellement l’auto-fécondation et favorise la diversité génétique de l’espèce, qui existe depuis −70 millions d’années sur notre planète, une diversité que l’on retrouve aussi parmi les variétés bleues d’arbustes.
Cette diversité se retrouve également dans les nombreuses variétés d’anthémis, dont le prix varie selon la saison et la rareté, un aspect à considérer pour tout jardinier souhaitant enrichir son espace vert prix les anthémis.
